Ces mots qu’on ne dit que sur les réseaux sociaux


Âmes sensibles s’abstenir, les mots qui vont suivre s’entremêlent d’ironie…

Avant de lire cet article, il est fortement recommandé de pousser un GRAND CRI afin d’évacuer votre colère car la journée fut rude. Inspirez, expirez, respirez et lâchez-vous ! S’extérioriser c’est bien, c’est encore mieux si on évite de refouler sa colère dans la barre des commentaires de vos voisins virtuels.

Toute la sainte journée, notre mur est bombardé avec des photos, des articles, des statuts et tout plein d’informations croustillantes qui font de nous des stars déchues en manque de célébrité. Oops ! Je le conçois, la comparaison ne plaira pas à la majorité alors rétablissons de l’ordre dans cet article. Nous sommes simplement des être sensibles en manque d’attention. J’entends déjà ces petites voix virtuelles qui trépignent d’impatience à l’idée de dénouer les langues afin de m’insulter de petite saute. Puis, il y a cet autre qui observe à la loupe chacun de mes mots pour vérifier mon orthographe. Message personnel à ce lecteur : inutile de perdre votre temps, je suis plutôt faute grammaticale.

Le pourquoi de cet article ? 

Je ne vous cache pas que je suis une vraie taupe sur les réseaux sociaux, étant aussi une no-life génération Y, je passe beaucoup de temps sur la toile. J’ai développé un passe-temps favori en tant qu’être virtuel, celui de lire les commentaires des gens sous les photos ou articles postés par x ou y. Je suis du genre inactive dans le débat, je me contente simplement de contempler la masse humaine qui déferle sa colère sur l’objet en lui-même. Laissez moi vous dire que cela me fascine !  Hier, en prenant ma douche je pensais tellement à tous ces commentaires que je me suis dis que ces gens là ne devaient sûrement pas parler comme ça dans la vraie vie. Arrêtez-moi si je me trompe, mais quand on n’aime pas la robe d’une passante que l’on croise dans la rue, il est peu probable de l’insulter en pleine figure. La critique sera peut être collective dans le dos de la cible. Cher lecteur, entre vous et moi, rendons nous à l’évidence qu’il est plus facile de s’exprimer derrière un écran ? En me penchant sur le sujet, j’ai envie de dire que ça doit faire du bien d’extérioriser son propre mal-être dans l’espace virtuel qui s’apparente presque à un champ de bataille dans lequel les pointes de nos doigts sont nos armes. Griffes limées, prêtes à attaquer !

Il me paraît clair que le coléreux a une blessure qu’il ne veut pas s’avouer. J’espère que cet article pourra allumer nos lanternes sur la question.

Allons à l’essentiel ! Les stars du web les appellent les « haters », en français « détesteurs » (enfin, en français nouvelle génération). Prenons quelques exemples qui illustrent le concept générationnel qui nous conduit vers un dédoublement de la personnalité : la vie, la vraie et celle sur les réseaux sociaux.

La critique virtuelle, parfois sombre, tenace et souvent inconsciente.

Photo d’une fille au corps de rêve 

selfie hater

Elle se la pète grave ! 

Non mais qu’est ce qu’elle est moche celle là !

Trop maigre ! 

Espèce de p*te !

Dans l’absolu, nous n’avons aucun intérêt personnel ou pécunier à harceler cette petite sirène du web. Mais, derrière le petit écran d’un fidèle smartphone, nous sommes si puissants, forts et indestructibles. On se laisse vite tenter par les démons qui nous poussent à insulter la belle et lui jeter à l’écran tout notre mal-être. La farce serait trop facile si nous étions sincères, alors cachons nous derrière la haine et critiquons la belle. Après tout, elle a l’air d’être si heureuse dans sa vie, ça démange, ça dérange !

Article sur un protagoniste qui a réussi sa vie 

réseaux sociaux hater

♠ Si c’est un homme → Encore un c*nnard qui ne paie pas ses impôts ! 

♥ Si c’est une femme → Je me demande bien avec quel roi la demoiselle a-t-elle bien pu faire des folies ? Promotion canapé ? Réduction sofa ? Après tout, même sur une chaise ça a du faire l’affaire ! J’espère qu’un jour il y aura une vidéo pour prouver mon commentaire ! Ben oui, on veut se rincer l’oeil nous aussi derrière nos petits écrans maléfiques. 

♣ Soit l’un, soit l’autre → C’est dégueulasse de gagner autant d’argent alors qu’il y a des gens qui crèvent dans les rues. Si tu veux bien me passer la moitié de ta fortune, j’accepte ! 

Ne serait-ce pas un manque de confiance en soi qui s’extériorise ? Après tout, s’il concrétise un rêve, ce n’est pas notre problème. Au mieux, on le félicite ou on s’en inspire. Au pire, on l’insulte et on stagne dans notre misère personnelle. Allons, soyons positifs : inspirons nous d’une belle histoire pour rendre notre vie meilleure. Ne recherchons nous pas tous une source de bonheur ? Oui, vous savez celui qui nous donne la force de croire aux lendemains. Sourions à la vie, ça nous fera le plus grand bien !

Les commentaires insouciants sans raison apparente

Si toi aussi t’as une grosse b**e, mets un pouce vert !

Je crois bien qu’il t’aime pour ton physique, te laisse pas avoir. Si tu veux en peut se rencontrer, viens en privé.

T’es trop bonne, ça te dit qu’on se voit.

L’amour a ses raisons que la raison ignore ! Espérons tout de même que ce n’est pas de l’amour qui s’exprime dans les commentaires de ce genre. J’ai rarement vu des hommes dans le métro qui font des sondages aux autres passagers pour savoir qui a la plus, la plus… Enfin, vous m’avez comprise ! C’est bien dommage de se limiter à un écran pour appâter sa proie surtout avec un langage aussi vulgaire. Je vous offre ma minute conseil : aucune femme ne peut être séduite par un commentaire si peu chic à la limite de l’harcèlement. Je n’exclue pas l’idée qu’il y a peut être des femmes qui se cachent derrière des pseudos masculins pour le plaisir de dégouter la cible attaquée. Ceci dit, il semblerait que celui qui commente manque de confiance en soi – encore la confiance en soi. Je pense que l’on a besoin de s’aimer soi-même pour commencer. Se guider vers la voie du respect de soi et  naturellement celui des autres.

Le commentateur vainqueur

first / first / first / first / first / first  / first / first / first / first / first / etc. 

Ces commentaires, j’ai eu du mal à comprendre au début. Ils inondent les photos instagram et vidéos youtube des célébrités du web aux millions de followers.

Il devait y avoir un concours que j’ai raté sinon j’ai pas compris l’idée. Après observation de la chose, j’ai pu en déduire qu’il s’agit d’un challenge sans objectif qui doit apporter une sensation de bien être profond à celui qui est le premier à avoir commenté la publication. Eurêka ! C’est un peu comme ce jeu qu’on faisait lorsqu’on était des petits enfants « qui commence ? PREM’S ! », sauf que c’était la vie réelle. Encore une fois, le commentateur semble réclamer de l’attention, une attention plus particulière, celle de son idole du web.

La face cachée du commentateur impusilf

Vous me direz que j’en fais une salade, qu’il n’y a pas de quoi en faire un débat. Vous n’aurez pas tort, inutile d’en débattre car nous rentrons dans cette ère virtuelle qui libère nos langues à travers nos claviers. Je vous confie que changer le monde est l’un de ces caprices que je garde au fond de mon être car l’optimisme me donne l’avantage égoïste de me faire vivre dans l’espoir. Un réseau social se veut SOCIAL, gardons espoir :-)

Néanmoins, je tiens à partager cet exemple d’un commentaire que j’ai trouvé sous de nombreuses publications (photos ou vidéos youtube). C’est celui-ci qui me convainc que les commentaires haineux ne sont que l’expression d’un mal-être.

« T’es à vomir, etc. » avec la mention et le smiley —> Ragez bien sur mon commentaire ! :-) 

Le cas ne laisse aucune place au doute. Il insulte, puis réclame les insultes envers lui-même avec intention. Serait-ce un amusement ? Le jeu de se cacher derrière un pseudonyme, d’insulter et attendre la dispute avec impatience ! Une personne qui demande clairement de se faire insulter ne doit pas être heureuse dans sa vie.

Vous savez, ça m’attriste… J’ai remarqué que la plupart de ces gens sont très jeunes, ils grandissent avec un clavier pour seule arme. Ils utilisent les réseaux sociaux pour se réconforter, mais le mal ne se guérit pas après avoir balancé sa haine. Le clavier devrait nous réunir, non pas nous désunir ou punir l’autre de son propre mal-être.

Concluons sur une note d’humour avec cette vidéo qui a le chic de transmettre un message en étant drôle, très drôle !

À bientôt pour de nouveaux mots !

Je pense que je voulais te rendre moins heureux pour me sentir mieux


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